" Loin
de Silerêves l'idée de laisser béton. Patchwork est né comme une
synthèse de ses travaux sur une bonne vingtaine d'années. En est
extrait ce titre intitulé « Asphalte, béton noir » qui est déjà un tube
au ministère de l'équipement et de l'aménagement du territoire ou du
moins qui devrait l'être !En
effet la musique de Silerêves est un amalgame. Il est dommage de
l'appréhender par petits extraits. Elle fait un tout, la signature est
forte et originale. Le discours cohérent. On peut s'en rendre compte en
écoutant une série de titres sur le radioblog du site de Silerêves. Il
manie souvent l'humour et le deuxième degré, l'autodérision, la couille
dans le potage. Vous m'excuserez pour cet écart de langage, mais il
résume assez bien ce qu'est le poil à gratter Silerêves, grain de sable
dans la production musicale hexagonale bien huilée. Silerêves n'a que
faire de la recherche de la perfection , il a plutôt à faire avec ses
approximations, les détournant pour en faire, non pas un défaut mais
une qualité. Les dissonances ne lui font pas peur, la vie n'est-elle
pas elle même souvent dissonante ? Pour en revenir à ce titre, il est
plus tragique, il porte plus de désespoir que d'auto dérision. Sa
mélodie va vous coller au cervelet mais également ses mots qui nous
secouent dans notre condition d'êtres humains conscients du temps qui
passe jusqu'au ciel métaphorique. Qu'y a-t-il au bout de la route ?"
MUSICIEN.BIZ
"Silereves ne
s'interdit rien, c'est même l'une des clefs de sa formidable
créativité. Reprendre le texte d'un ancien titre, le repasser à la
moulinette des mots pour lui accorder une nouvelle jeunesse ne
l'effraie pas. L'idée est excellente… Ainsi, “Une poussière dans
l'infini” issu de l'album Patchwork devient-il “Poussiere”. La musique
lancinante de la première version laisse place ici à un titre au rythme
plus enlevé, aux arrangements fleurant bon les Doors de la grande
époque. Certains y retrouveront peut-être même une atmosphère à la
Manset. Le traitement (très original) de la voix, peut-être? Le texte a
également évolué. Le maître-mot (absent de la première version)
devenant “Vanité”, vision à la fois sombre et lucide d'une humanité
ethnocentriste, inconsciente du peu de place qu'elle occupe dans
l'univers, voire dans le temps.Après “Où est passé mon pull?” voici
donc une nouvelle question existentielle abordée par Silereves, et de
fort belle manière" E.Parmentier
"Se replonger dans
l'écoute du double album "Patchwork" de Silerêves surprend l'auditeur
qui a écouté ses deux émissions dans le lab de DBC. Silerêves est
fidèle à son théâtre d'ombres, à ses musiques diaphanes dans lesquelles
il fond sa voix, joue avec les effets, colle les sons et use de
bruitages. Le lab de
Silerêves est déjà là, tout comme "Patchwork" est dans le lab. Un
harmonica plaintif magnifiquement joué par Antoine Le Roux, une voix
usée pour avoir supporté cette petite ville au milieu de nulle part où
on l'imagine bien vivre, ou plus apaisée sur certains titres, souvent
sous mixée, pudiquement sans doute, et des questions existentielles
sans réponse. Mais le questionnement
n'est-il pas plus intéressant que les réponses hasardeuses que l'on
pourrait lui apporter ? Les obsessions de l'humain sont
là , dans les mots, dans les titres ("Dieu vient quand
il pleut") pudiquement enveloppées dans une touche d'humour. Des titres
simples et riches, colorés de folk planante ,
parfois un peu electro ("Alem"), parfois expérimentaux mais sans
snobisme ni prétention juste pour le fun. Silerêves y fait montre de
créativité, de ses qualités de tisseur d'atmosphères. Rien ne pourrait
être plus vrai que quand Silerêves dans "Le monde" nous dit qu'il
voudrait "écrire une chanson pour qu'on voie le fond de
son âme" . Un disque touchant par un personnage
touchant. Partez à sa rencontre, vous m'en direz des nouvelles".
MUSICEN.BIZ
"Une
poussière dans l'infini...Silerêves est un cauchemar commercial.
Imaginez un type qui vous sort un double cd de 34 plages. Un cd qui
part dans tous les sens, laissant libre court à une créativité
indomptée, un type qui vous sussure qu'il n'est qu'une poussière dans
l'infini dans des "chansons" sans refrain. Pas glamour tout ça.
Sûrement pas le hit de l'été, mais est-ce vraiment important ?Sacrilège
! Commettons le sacrilège d'isoler le septième titre du premier CD :
Une poussière dans l'infini sur lequel Sil (Silerêves, vous suivez pas
ou quoi ?) se drape dans le spleen automnal du songwriter qui sur deux
accords touche votre corde sensible pour vous conter les difficultés
d'être. Une chanson pour jours de pluie, pour mâcher et remâcher les
joies de la solitude. Too bad ! mais si beau !" MUSICIEN.BIZ
Silereves, c'est une musicien
bidouilleur bruiteur avec un lourd passé. La musique de Silereves n'est
à l'évidence pas de celle que l'on qualifierait de facile.
Entre expérimentation, dissonances et autre joyeux bordel organisé, son
album Patchwork est surprenant à plus d'un titre. SUCREPOP